


Didactique de langue seconde
C'est quoi la didactique de langue seconde?


Par: Roseline Dompierre, Sebena Smith, Nourra Jadayel, Jamila Khalif et Rebecca Clarke Eldridge
INTRODUCTION
La didactique des langues secondes à connue plusieurs courants de pensés, et plusieurs méthodes d’enseignement depuis qu’on à commencer à enseigner les langues dans l’Antiquité gréco-romaine. Chacune de ces méthodes a leurs points forts, et leurs points faibles et chacune est construite en réponse à la précédente en essayant de combler les lacunes de la méthodologie utilisée précédemment. Deux méthodologies ont retenu notre attention, soit la méthodologie de grammaire traduction et la méthodologie audio-orale. Chacune des parties de chaque méthodologie est donc séparée en deux, avec en premier lieu la description et une brève historique de la méthodologie et en second lieu une brève critique que chacune des méthodologies.
1. La méthodologie grammaire traduction
La méthodologie traditionnelle d’enseignement des langues étrangères est souvent appelée « grammaire traduction » et est considérée comme le père des méthodologies. Avec ses origines qui datent du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle, c’est une méthodologie plutôt classique. Le but de cette méthodologie était d’enseigner les langues anciennes, particulièrement le Grec et le Latin (Cuq & Gruca, 2003). Pendant le Moyen Âge, le Latin était la langue cible en Europe puisque l’Europe était dominée par l’église, il était important de comprendre le latin, car la Bible était écrite dans cette langue. Cette méthodologie prend son importance dans le fait que le Latin était ce qu’on considère aujourd’hui l’anglais, soit une langue universelle utilisée pour les relations internationales, les publications philosophiques et les affaires publiques (Puren, 1988). La méthodologie traditionnelle a évolué à la fin de la XVII parce que le latin est devenu mort, alors la méthodologie qui était principalement utilisée pour le latin était utilisée progressivement de plus en plus pour les autres langues (Puren, 1988). Son évolution a mené à la méthode directe parce que « la dénomination par extension est souvent synonyme de non-audiovisuel » (Cuq & Gruca, 2003, p. 81). Évidemment cette méthodologie est complexe, mais on peut l’identifier en utilisant certaines caractéristiques comme l’importance de la grammaire, l’enseignement centré sur l’écrit, l’utilisation de la traduction et le recours à la littérature.
Les caractéristiques utilisées pour identifier la méthodologie traditionnelle sont aussi une source de critique. Ancienne ne veut pas dire que c’est nécessairement la meilleure méthodologie d’enseignement. Le fait que c’est fortement lié à l’enseignement des langues anciennes pourrait agir comme un problème. Lae technique est liée à l’enseignement des langues mortes, mais la plupart des langues qui sont enseignées aujourd’hui sont vivantes et en constant changement, seulement, la méthode est désuète et n’est pas capable de traiter des langues modernes qui sont en constante évolution. De plus, cette méthodologie est décrite comme étant « centrée sur l’écrit ». Cela pourrait poser un problème, car une méthodologie centrée sur l’écrit ne répond pas à tous les styles d’apprentissage. Pour une personne audiovisuelle, ou kinésique, lire les manuels ne suffira pas ce qui rendra l'apprentissage de la langue cible plus éprouvant. La méthodologie traditionnelle repose fortement sur la lecture, et les étudiants vont avoir une lourde charge de travail, cette méthodologie est plus individuelle et semble avoir un manquer de la part de la partie guidante dans l’apprentissage. Il y a un manque au niveau de la communication non verbale. La conséquence d’une méthodologie fondée principalement sur la lecture et la récitation des manuels est que les étudiants n’apprennent pas les règles de communication non verbale, c’est-à-dire les gestes qu’on peut ajouter lors d’une conversation. La communication non verbale est presque aussi importante que la communication verbale, puisqu’elle est capable de changer complètement notre message ou l’interprétation qu’on doit en faire. Sans surprise, la méthodologie est aussi connue pour avoir des étudiants qui sont incapables de parler correctement la langue cible, c’est pourquoi la méthodologie traditionnelle n’est pas pratique, car si les étudiants sont incapables de s’exprimer dans la langue cible, comment fonctionneront-ils dans la vie quotidienne dans un environnent où seulement la langue cible est parlée.
La caractéristique du recours à la traduction de la méthodologie traditionnelle est une caractéristique avec des défauts. C’est un style d’enseignement qui utile la traduction des mots d’une langue étrangère, ce qui veut dire que le style de l’apprentissage est la mémorisation des mots en les regroupant par une caractéristique commune, soit un thème. Par exemple, à l’aéroport, il y a des avions, des pistes d'atterrissage et de décollage, des contrôleurs aériens et des hangars, mais cette activité n’aide pas en mettre les mots en contexte, et la personne qui traduit peut mal interpréter le sens du mot et ce type d’erreur peut conduire une mauvaise traduction. De plus, il y a des cas où, dans une langue étrangère, l’utilisation et parfois la définition d’un mot est diffèrent du même mot dans une autre langue, par exemple, l’expression anglaise « to know », traduit en français peut être divisée en deux catégories, savoir et connaître, et une personne qui traduit sans savoir de la distinction entre ses deux actions peut mal interpréter une phrase (Lawless, 2013).
La dernière caractéristique de la méthodologie traditionnelle est le matériel. Le matériel utiliser par cette méthodologie est la littérature et comme la méthodologie traditionnelle repose sur la littérature l’apprentissage de la langue est donc plus fastidieux. L’apprenant va recevoir une liste de termes importants, leurs significations, et il lui sera demandé de faire une analyse du texte. Cette façon d’apprendre peut être complexe pour une personne qui débute l’apprentissage d’une langue étrangère (Türker, 1991). Ensuite, en utilisant la littérature comme la méthode d’enseignement, les apprenants apprennent des concepts qui ne sont pas liés à leurs situations (Türker, 1991). On enseigne au élèves des termes qui ne correspondent pas à leur époque, par exemple, l’anglais de Shakespeare n’est pas le même anglais qu’aujourd’hui et le français du Moyen Âge n’est pas le même français qu’on parle aujourd’hui. Il est également important de se rappeler que les langues et donc la littérature évoluent.
2. La méthodologie audio-orale
La méthodologie audio-orale a été introduite aux États-Unis durant la Deuxième Guerre mondiale. Les soldats étaient obligés d'apprendre la langue cible rapidement à l'aide d'un magnétophone dans des laboratoires (Cuq & Gruca, 2003). De plus, en 1958 l'Acte de l'Éducation de la Défense nationale a reconnu les langues étrangères pour maintenir la sécurité aux États-Unis, puis l'Acte a financé l'éducation des langues (Chastain, 1976). Cela est un résultat du lancement de Sputnik aux URSS en 1957, puisqu'il a intimidé le gouvernement américain et l'ont motivés d'apprendre la langue russe (Chastain, 1976). Essentiellement, ils devraient répéter les dialogues afin de les mémoriser. Puis cela est devenu une fonction automatique (Cuq & Gruca, 2003). Ils avaient remarqué qu'il y a un patron qui impose une façon de répondre. Cette idée est basée sur la théorie de behaviorisme et la théorie stimulus-réponse (Cuq & Gruca, 2003). Élaborée, par Skinner et Pavlov, la théorie stimulus-réponse décrite qu'avec chaque stimulus inconditionné en particulier, il y a une réponse inconditionnée qui y correspond (McLeod, 2007). Par exemple, si un locuteur entend «Guten tag!»(Bonjour) en allemand, sa réponse immédiate sera «Wie geht es dir?»(Comment ça va?), car il a développé l’automatisme de répondre de cette manière. Les exercices de répétition que les apprenants utilisaient ont établi trois types d'opération : des substitutions sur l'axe paradigmatique (le choix du mot), des additions sur l'axe syntagmatique (le placement du mot), et finalement des transformations (changement du temps des verbes ou changement des noms) (Cuq & Gruca, 2003). Cette méthodologie est discutable entre les professionnelles dans la didactique des langues.
Étant donné que cette méthode est trop intense, seulement dans certaines circonstances la méthode audio-orale est favorisée par les enseignants. Comme mentionnée précédemment, cette méthode était concrètement établie durant la Deuxième Guerre mondiale (Cuq & Gruca, 2003). Les soldats qui allaient outre-mer étaient obligés de connaître la langue parlée dans le pays où ils se rendaient pour pouvoir capable d’interagir efficacement, lorsque nécessaire. Ils avaient seulement un court temps pour l'apprendre la langue cible et dans ce cas là, cette méthode était efficace. De plus, notre société à une plus grande inclinaison vers le commerce et l'interconnections des réseaux (Chastain 1976) et c'est parfois nécessaire d'apprendre les bases d'une langue de manière répétitive pour que l'entrepreneur puisse communiquer un message, mais n’a pas besoin de connaître la langue cible dans les domaines qui ne lui sont pas spécifiques. Ensuite, un immigrant qui veut venir au Canada, par exemple, doit avoir l'intention à contribuer à l'économie (Gouvernement du Canada, 2013). Pour ceux qui veulent venir dans un pays et trouver un emploie, c'est essentiel de connaître les éléments de bases de la langue parlée avant d'entrer dans le pays, puis lorsque l'immigrant s'installe, il peut continuer a graduellement étudier la langue à son propre rythme. Alors dans ce cas, connaître les éléments essentiels aide au nouvel arrivant, qui peut par la suite continuer son apprentissage de manière extensive.
La méthode audio-orale priorise la performance au lieu de la compétence et dans certains cas, l'apprenant peut apprendre les patrons enseignés parfaitement, mais il ne comprend pas leur signification (Chastain 1976). La valeur et la signification de ces mots sont complètement perdues puisqu’ils sont seulement mémorisés et ne sont pas compris. Pour avoir une performance efficace, il est essentiel que l'apprenant sache suffisamment de matériel et soit compétent pour pouvoir communiquer dans la langue cible. Sans la compétence d’un certain niveau, l'apprenant n'a pas appris correctement et ne comprend pas ce qu'il a appris.
La méthodologie audio-orale empêche les apprenants d’avoir une pensée critique. En effet, on enseigne d’une manière rapide, ce qui limite le temps de réflexion sur les apprentissages. Selon la méthodologie audio-orale, les apprenants devraient savoir comment répondre à une question automatiquement sans avoir besoin de penser à la réponse (Anderson & Freeman, 2011); les réponses des apprenants étant produites par un stimulus. Ensuite, la stratégie d’enseignement utiliser par la partie guidante est plutôt autoritaire, celle-ci contrôle et guide le comportement et l’apprentissage des apprenants (Anderson & Freeman, 2011). Les apprenants n’ont pas d’autonomie dans leur apprentissage et ils sont enseignés à répondre de manière instinctive. Idéalement un apprenant devrait pouvoir réfléchir et exercer une pensée critique sur leur propre apprentissage. L’autonomie de l’apprentissage est essentielle pour la pensée critique et l’autoévaluation parce qu’il crée une meilleure compréhension du contenu. Enfin, les stratégies utilisent dans la méthodologie peut avoir un impact sur d’autres parties de l’apprentissage. La mémorisation et répétition dans la langue cible peut causer une rupture entre l’oral et l’écrit (Chastain, 1976). Par exemple, un apprenant qui prend beaucoup de temps mémoriser des dialogues dans la langue enseigner va les dires seulement de mémoire sans lire les mots du texte (Chastain, 1976). Cela cause de la difficulté dans les situations de la compréhension d’un texte sans les mots clés qui sont enseignés. De plus, les apprenants peuvent avoir des difficultés à comprendre certains mots qu’ils ont appris s’ils sont dans un contexte différent (Chastain, 1976), puisque les apprenants ne comprennent pas tout à fait ce qu’ils ont appris. Des études ont prouvé que les apprenants audio-oraux ont un niveau de compréhension plus bas que des apprenants qui ont appris avec une autre méthode. On peut donc conclure que la méthodologie audio-orale n’est pas efficace pour produire des apprenants qui ont une pensée critique envers leur apprentissage.
Liée au manque de pensée critique, la méthodologie audio-orale ne crée pas des apprenants versatiles. L’audio- oral suit strictement un type de style d’enseignement : mémorisation et répétition. Sur ce point, c’est évident que la méthodologie audio-orale a un manque de variations. Pendant les niveaux primaires d’apprentissage selon cette méthodologie, l’écriture est découragée et les explications grammaticales son minimales (Long & Richards, 1987). La méthodologie audio-orale ignore les styles et les profils d’apprentissages des apprenants. Par exemple, certaines personnes doivent écrire et entendre pour apprendre, mais cette méthodologie concentre seulement sur l’orale. En outre, la dépendance de l’auditif dans les niveaux primaires peut entraver les apprenants qui sont plutôt visuels (Chastain, 1976). Les apprenants visuels peuvent avoir des difficultés à apprendre la langue cible avec cette méthodologie étant donné que c’est seulement les apprenants auditifs (Chastain, 1976) qui obtiennent le plus de bénéfices de cette méthode. Par ailleurs, dans une situation d’apprentissage d’une langue seconde avec cette méthodologie, restreindre l’utilisation de la langue native (Anderson & Freeman). Par exemple, dans une classe d’immersion française avec des étudiants bilingue il est normal d’entendre de l’anglais lorsqu’un apprenant veut des clarifications sur un sujet, mais dans une classe audio-orale il est plus rare d’utiliser la langue première des étudiants. Pour créer un apprenant versatile, les connaissances d’une autre langue peuvent être un outil utile à l’apprentissage. Sommes toute, les apprenants de cette méthodologie apprennent de manière répétitive et programmée, d’une façon et uniquement de cette façon.
CONCLUSION
En conclusion, chacune des méthodologies à ses bons côtés et ses mauvais côtés. La méthode grammaire traduction permet une compréhension des mots et de leur sens, mais est peu axé sur la communication et la parole, alors que la méthode audio-orale donne une grande place à la communication et à la parole, mais enlève de la place à la compréhension et à la signification des mots. Le mieux serait de trouver un équilibre entre les deux méthodes, en enlevant les points négatifs et en gardant seulement le meilleur de chacune.
Critique des méthodologies

Références
Anderson, Marti., et Diane Larsen-Freeman.(2011).Techniques &Principles in Language
Teaching. Oxford,UK: Oxford University Press
Auchlin Antoine., et Jacques Moeschler.(2011) Introduction à la linguistique
Contemporaine.Paris,France : Armand Colin
Chastain, Kenneth.(1976). Developing Second-Language Skill. U.S.A : Rand McNally
College Publishing Company.
Cuq, J.P., & Gruca I. (2003). Cours de didactique du français langue étrangère et
seconde. Grenoble : Presses Universitaires de Grenoble.
Gouvernement du Canada.(2013). Citoyenneté et Immigration Canada. Récupéré le 23
novembre 2013 du site ://www.cic.gc.ca/francais/ressources/publications/bienvenue
/index.asp
Lawless, L. K. (n.d.). Savoir vs Connaître. About.com French Language. Récupéré le 24 novembre du site http://french.about.com
Long, Michael H., et Jack C. Richards. (1987).Methodology in TESOL. New York,NY :
Newbury House Publishers.
Mcleod, Saul. (2007). Pavlov’s Dogs. Récupéré le 15 novembre 2013 du site
http://www.simplypsychology.org/pavlov.html
Puren, C. (1994). La didactique des langues étrangères à la croisée des méthodes. ESSAI SUR L’ÉCLECTISME. Les Langues Modernes. La revue de l’APLV. Récupéré le 23 novembre 2013 du site http://www.aplv-languesmodernes.org
Türker, F. (1991). Using "litterature" in language teaching. Hacettepe Üniversitesi Eğitim Fakültesi Dergisi, 6. Récupéré le 24 novembre 2013 du site http://www.efdergi.hacettepe.edu.tr






